L’expression de mon cœur #3…

« Tu veilles à la preuve de ton amour…« 

Cœur à Cœur avec Dieu:

Laisse-moi me remémorer cette preuve d’amour extraordinaire qui me plonge en émoi. Quel est cet amour qui amènerait quelqu’un à mourir pour moi ? À peine mourrait-on pour quelqu’un de bien ?

L’insignifiante personne que je suis fut la raison du battement de ton cœur, bien que je sois chargée d’imperfections et de faiblesses. Celle dont les humains regarderaient et se détourneraient, celle qui n’a pu trouver sa place dans le monde des humains, tu lui as fait de la place dans ton cœur.

J’y ai pris place sur ce cœur douillet, si beau, si respirant. Mais je venais avec de la boue et des déchets. Je voulais partir, me retirer face à ce constat, lorsque tu tendis ta main et me saisis, me disant : « Reste, ne pars pas. Je t’ai vue dans cette boue et je te veux comme ça. »

Je dis : « Seigneur, mais je suis sale… » Tu me répondis : « Je m’en occupe, je vais te laver. » Tu m’as dit : « Tu es mon amie, je t’aime. » Un ami donne sa vie… Mais qui est cet ami extraordinaire ? Quel est cet amour incompréhensible ? Quel est cet homme qui peut m’aimer de cette manière ? Tu me dis : « Je vais payer ton prix. »

Le fouet sur ton corps t’arrachait la peau. Quand je vois la couronne d’épines enfoncée sur ta tête, laissant le sang couvrir tout ton visage… Quel est cet homme ? Quel est cet amour ?

Tu as été humilié au plus bas. Mettra-t-on à nu un homme pour l’humilier pour rien ? Tu l’as fait à cause de moi. Levant les yeux et fixant mon Sauveur sur la croix, j’entendis sa douce voix dire : « J’ai soif. » Bien que cette douleur aurait pu s’atténuer par du vinaigre, tu refusas de boire, malgré la soif, pour payer la douleur la plus forte qu’il fallait pour moi. Oh, quel amour !

Lorsque des hommes imparfaits m’ont rejetée à cause de mes imperfections, toi, l’homme parfait, tu as élu domicile en moi, me rendant semblable à toi. Tu me dis : « Je t’aime et je paierai le prix pour toi. » Quel amour !

Il s’est chargé de tout, a tout enlevé, a fait le ménage de ma vie. Il a pris mes faiblesses au point de devenir péché. Le visage du Père, en horreur au péché, s’est détourné de toi, et dans cette douleur montante, tu as crié : « Élie, Élie, Lama sabachthani ? » Quel est cet homme qui peut m’aimer au point de se charger de mes imperfections, désirant ma perfection ?

Suite à cette douleur, il est mort plus tôt. Aucun de ses os ne fut brisé pour précipiter sa mort, car il était déjà mort. La mort pour la gloire éclatante.

Tu veilles à la preuve de ton amour… Oui, tu veilles à la preuve de ton amour !


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